Le bâti local
La Sologne, le Vendômois et l'humidité permanente
Le Loir-et-Cher est le département où nous voyons le plus de champignons par rapport au nombre d'interventions, et la Sologne en est la raison. Sol sableux et argileux, nappe affleurante, étangs partout, forêt dense. L'air y reste chargé une grande partie de l'année, et le bois de structure ne sèche jamais complètement.
Notre chantier de Chaumont-sur-Tharonne illustre bien ce que ça donne. Nous y sommes passés deux fois à cinq mois d'intervalle. Au premier passage, un développement blanc sous une corniche et une nappe mycélienne sous une poutre. Au second, la reprise repartait exactement à la jonction entre la poutre et la brique, là où l'eau stagne. Tant que la source n'est pas supprimée, le champignon revient au même endroit.
Vers Vendôme et le Vendômois, le bâti change : tuffeau, caves creusées dans le coteau, maisons de bourg. Les caves troglodytiques posent un problème particulier, parce que la roche elle-même est humide et qu'on ne peut pas l'assécher.
Autour de Blois, ce sont les maisons de ville et les charpentes anciennes, avec les motifs habituels : vrillette dans les planchers, polypore sur les abouts de solives.
Le Sommet de l'Habitat, atelier à Soulaires, Eure-et-Loir