Le bâti local
La Normandie du bocage, là où la mérule est le plus chez elle
L'Orne est, de nos huit départements, celui où le risque de champignon lignivore est le plus élevé. La pluviométrie y est la plus forte, le bocage retient l'humidité, et le bâti traditionnel à colombage expose le bois. Quand on nous appelle depuis l'Orne pour un voile blanc, nous partons du principe qu'il faudra prélever.
Notre chantier de Joué-du-Plain montre l'autre versant du problème. Une pièce de colombage qui paraissait saine depuis le sol s'est ouverte sur toute son épaisseur au premier coup de poinçon. C'est exactement pour cela qu'un constat sérieux se fait avec un outil à la main, pas à la lampe torche depuis une échelle.
Au Merlerault, nous avons trouvé deux problèmes différents dans la même pièce : une poutre de plafond dégradée par un dégât d'eau ancien, et des moisissures noires en angle de mur relevant de la condensation. Traiter l'un sans l'autre n'aurait rien réglé.
Autour d'Alençon, d'Argentan et de Bellême, le bâti mêle colombage, pierre et brique, avec beaucoup de maisons anciennes rénovées dans les années soixante-dix. C'est souvent cette rénovation-là, et pas le bâtiment d'origine, qui a créé le problème.
Le Sommet de l'Habitat, atelier à Soulaires, Eure-et-Loir