Applicateur certifié CTB-A+ Certibiocide Adhérent SNAPB Garantie décennale
4,8 sur 162 avis Google Soulaires, Eure-et-Loir
Mérule développée sur une maçonnerie en sous-sol
Mérule, polypore des caves, coniophore, pourriture cubique

Traitement des champignons lignivores sur charpente et plancher

Un voile blanc, une croûte brune, une odeur de sous-bois, un plancher qui fléchit. Les champignons lignivores digèrent la matière du bois et lui font perdre sa portance. Nous constatons, un laboratoire identifie, puis nous traitons la cause avant l'effet.

Deux situations

Vous cherchez à savoir, ou vous savez déjà

Quatre demandes sur dix nous arrivent avec un rapport en main. Le chemin n'est pas le même.

Cas 1

Vous avez trouvé quelque chose et vous ne savez pas ce que c'est

Des trous dans une poutre, un tas de sciure qui revient, une tache qui s'étend dans la cave.

  • Envoyez deux photos, un gros plan et un plan large
  • Réponse le jour même sur l'opportunité d'un déplacement
  • Visite de constat sur place, prélèvement si l'espèce fait débat
  • Un laboratoire indépendant identifie, puis nous chiffrons
Cas 2

Vous avez déjà un rapport, un état parasitaire ou un diagnostic

Établi par un diagnostiqueur immobilier ou un laboratoire, dans le cadre d'une vente, d'un permis de louer ou d'une expertise. C'est la situation la plus simple pour nous.

  • Nous partons de votre document, sans le refaire
  • Passage sur place pour mesurer les surfaces et vérifier les accès
  • Devis détaillé poste par poste sous cinq jours
  • Procès-verbal de fin de chantier et garantie décennale
Comment il circule

Le champignon n'attend pas d'avoir du bois pour avancer

Une fuite au pied d'un mur, et le mycélium démarre. Ce qui rend un champignon lignivore difficile, c'est qu'il ne reste pas sur son bois : il fabrique des cordons qui traversent la maçonnerie, franchissent un enduit, longent une chape, et vont chercher une solive trois mètres plus loin. Quand la fructification devient visible dans une pièce, le réseau est déjà installé dans les murs depuis longtemps. C'est pour cela que nous traitons toujours un périmètre, jamais un point.

Progression d'un champignon lignivore depuis un point d'humidité Une fuite alimente le pied du mur, le mycélium franchit la maçonnerie par cordons sur plusieurs mètres, atteint les bois de plancher et y fructifie. 1. Le point d'eau 2. Les cordons traversent 3. La fructification
Identifier

Sept signes qu'on rencontre ici

Ils ne poussent pas au même endroit et ne se traitent pas de la même façon. La confusion la plus fréquente est entre la mérule et le polypore des caves.

Mérule pleureuse en fructification sur une maçonnerie
Serpula lacrymans

La mérule pleureuse

Elle commence par un voile blanc cotonneux, puis développe des plaques brun rouille bordées de blanc. Sa particularité est unique dans le bâtiment : elle fabrique des cordons capables de transporter l'eau sur plusieurs mètres et de traverser une maçonnerie. Elle peut donc coloniser un étage entier depuis une cave.

On l'associe à la Bretagne et à la Normandie, mais nous en traitons en Eure-et-Loir. Nos archives en gardent la trace à Chartres, en cave, en sous-sol et derrière un placard, dans un château du département, et jusqu'à Houdan et Chambourcy dans les Yvelines.

Aspect
Voile blanc puis plaques rouille
Particularité
Traverse la maçonnerie
Dégât
Pourriture cubique
Cordons mycéliens de mérule courant sur une maçonnerie
Rhizomorphes

Les cordons, ce qui rend la mérule différente

Ce sont eux qui font toute la difficulté. Ces cordons, appelés rhizomorphes, sont des conduites d'eau que le champignon se fabrique pour aller chercher du bois sec à distance de sa source d'humidité. Ils passent derrière un enduit, dans un joint de moellon, sous une chape, et ressortent trois mètres plus loin.

C'est pour cela qu'un traitement de mérule ne s'arrête jamais au bois visible. Nous dépiquons les enduits et nous suivons les cordons jusqu'à leur extrémité, en débordant systématiquement d'un mètre au-delà du dernier point contaminé.

Portée
Plusieurs mètres depuis la source
Trajet
Derrière enduits et maçonneries
Règle
Déborder d'un mètre au traitement
Dépôt de spores de mérule sur des tuyaux dans un sous-sol
Sporée

Les spores, le signe qu'on ne regarde jamais

Quand une mérule fructifie, elle libère une poussière brun rouille extrêmement fine qui se dépose sur tout ce qui l'entoure. Sur la photo, ce voile ocre sur des tuyaux de sous-sol n'est pas de la rouille ni de la poussière de chantier : c'est une sporée.

Voir ce dépôt dans une cave, c'est savoir qu'une fructification est active quelque part à proximité, même si l'on n'a encore rien trouvé. C'est souvent ce détail qui nous fait ouvrir le bon mur.

Aspect
Fine poussière brun rouille
Ce que ça dit
Une fructification est active
Réflexe
Ne pas balayer, photographier
Donkioporia expansa, polypore des caves, relevé en Eure-et-Loir
Donkioporia expansa

Le polypore des caves

C'est le champignon que nous rencontrons le plus souvent dans les caves de la région. Il s'installe là où une solive est encastrée dans un mur enterré et travaille sur l'about, la partie noyée dans la maçonnerie, donc invisible.

Il ne se manifeste qu'au moment où le plancher commence à fléchir, souvent après dix ans de travail silencieux. C'est aussi le sujet sur lequel notre documentation est de très loin la plus consultée, bien au-delà de notre zone d'intervention.

Nous lui avons consacré une page entière : le reconnaître, le distinguer d'une mérule, et comment on le traite.

Aspect
Masse coriace ocre à brun
Emplacement
Abouts de solives encastrés
Détection
Tardive, au fléchissement
Coniophore des caves relevé à Lucé, près de Chartres
Coniophora puteana

Le coniophore des caves

Il forme une croûte brune à noire sur des bois franchement gorgés d'eau, avec des filaments sombres qui rayonnent en éventail. Contrairement à la mérule, il ne sait pas transporter son eau : il lui faut une source permanente et proche.

Sa présence désigne donc presque toujours une fuite non traitée. Celui de la photo a été relevé à Lucé, aux portes de Chartres.

Aspect
Croûte brune, filaments noirs
Condition
Humidité franche et continue
Indice
Une fuite à trouver
Leucogyrophana mollusca, champignon lignivore proche de la mérule
Leucogyrophana mollusca

Les moins connus

À côté des trois grands, on rencontre régulièrement d'autres espèces : leucogyrophana, antrodia, chaetomium. La leucogyrophana ressemble beaucoup à une jeune mérule et se confond avec elle à l'œil nu, alors qu'elle ne se comporte pas de la même manière et n'appelle pas le même périmètre de traitement.

C'est exactement dans ces cas que le prélèvement prend tout son sens. Confondre les deux, c'est soit traiter beaucoup trop large et faire payer un chantier inutile, soit traiter trop court et laisser repartir la vraie mérule.

Identification
Prélèvement nécessaire
Confusion
Prise pour une jeune mérule
Cause
Toujours l'humidité
Le résultat

Trois façons de perdre une poutre

Ce ne sont pas des espèces mais l'état du bois après l'attaque. C'est ce qu'on lit sur place pour savoir ce qui reste portant.

Pourriture cubique : bois découpé en cubes qui s'effritent

La pourriture cubique

Le bois se fend en petits cubes qui s'écrasent entre les doigts et prend une teinte brune. C'est la signature de la mérule et du coniophore. La portance est perdue bien avant que ce soit visible.

Pourriture fibreuse : bois délité en filaments et décoloré

La pourriture fibreuse

Le bois se délite en filaments et se décolore vers le blanc ou le gris clair. Elle est plus lente, plus discrète, et se rencontre surtout sur les feuillus longuement humidifiés.

Pourriture molle : surface du bois ramollie sur quelques millimètres

La pourriture molle

La surface devient molle et se raye à l'ongle sur quelques millimètres, le cœur restant sain. C'est celle des bois en contact avec la terre ou l'eau : pieds de poteaux, lambourdes, seuils.

Prévention

Un champignon ne s'installe que là où il y a de l'eau

C'est la seule règle qui compte. Supprimez l'eau, vous supprimez le risque, et ces six gestes valent tous les traitements du monde.

Nos archives

Ce que nous avons photographié nous-mêmes

Nous archivons chaque chantier, ce qui nous permet de comparer une situation nouvelle à des cas déjà traités dans la région.

Mérule sur bois en sous-sol à Chartres
Sous-sol, Chartres (28)
Mérule découverte derrière un placard à Chartres
Derrière un placard, Chartres (28)
Infestation de mérule dans une cave à Chartres
Cave, Chartres (28)
Mérule relevée à Chartres en Eure-et-Loir
Chartres (28)
Mérule dans un château d'Eure-et-Loir
Château, Eure-et-Loir
Mérule traitée à Houdan dans les Yvelines
Houdan (78)
Mérule traitée à Chambourcy dans les Yvelines
Chambourcy (78)
Champignon lignivore relevé à Chartres
Champignon lignivore, Chartres (28)
Sporophore de mérule étendu sur tout un parquet de chambre, sous les boiseries
Une mérule qui a pris tout le plancher d'une pièce. Le tapis beige, c'est le champignon.
Filmé sur un de nos chantiers

Une mérule qui avait pris toute une pièce

Ce tapis beige n'est pas de la poussière ni un revêtement : c'est le champignon lui-même, un sporophore de mérule qui a recouvert la totalité du parquet et remonte sur les plinthes.

Quand on en arrive là, le bois du plancher n'existe plus en dessous. Et ce qu'on voit reste inférieur à ce qu'il y a dans la maçonnerie : les filaments circulent dans les murs bien avant de ressortir à l'air libre.

C'est pour cette raison que nous brûlons la maçonnerie au chalumeau avant de traiter. Sans ce geste, le champignon revient par où on ne l'a pas cherché.

Notre méthode

Le brûlage de la maçonnerie

C'est le geste dont personne ne parle et qui décide de tout sur une mérule. Ces photos viennent d'un de nos chantiers.

Une mérule ne vit pas seulement dans le bois. Son mycélium se loge dans les joints, dans la porosité du moellon et derrière les enduits, là où aucun produit pulvérisé ne pénètre. Traiter le bois et repeindre le mur, c'est laisser le réseau en place.

  1. Dépiquer et mettre à nu. Enduits, plâtres et doublages contaminés retirés jusqu'au moellon. Tant que la maçonnerie est couverte, on traite une surface, pas ce qui court derrière.
  2. Suivre les cordons. Chaque cordon est remonté jusqu'à son extrémité et la limite atteinte est marquée. Le périmètre déborde ensuite d'un mètre au-delà du dernier point trouvé.
  3. Brûler. Passage à la flamme sur toute la zone marquée. La chaleur atteint le mycélium logé dans les joints et les porosités. C'est long, c'est salissant, et ça ne se sous-traite pas.
  4. Traiter puis contrôler. Fongicide sur la maçonnerie brûlée et sur les bois conservés, passage de vérification après séchage complet, procès-verbal des zones traitées.
Pourquoi la flamme plutôt qu'un produit seul

Un fongicide agit là où il arrive. Sur un moellon poreux et des joints de chaux, il reste en surface. La chaleur, elle, ne s'arrête pas au parement. Les deux sont complémentaires, dans cet ordre.

Passage à la flamme sur une maçonnerie contaminée par la mérule Brûlage d'un mur de moellon lors d'un traitement de mérule Chalumeau appliqué sur les joints d'une maçonnerie contaminée Fin du passage à la flamme sur la zone marquée
Quatre vues du passage à la flamme sur le même mur. La zone est traitée de proche en proche, joint par joint, jusqu'à la limite marquée.
Notre position de métier

Nous constatons, le laboratoire identifie, nous traitons

Un applicateur qui poserait lui-même le diagnostic serait juge et partie. Sur place, nous relevons la fructification, nous sondons le bois au poinçon, nous mesurons le taux d'humidité et nous cherchons d'où vient l'eau.

Si le moindre doute subsiste sur l'espèce, nous prélevons un échantillon et l'envoyons à un laboratoire indépendant, qui rend son identification sous vingt-quatre à quarante-huit heures. Ensuite seulement nous chiffrons.

Et un point sur lequel nous ne transigeons pas. Traiter le bois sans traiter la cause, c'est repousser le problème de deux hivers. Nous cherchons la source avant de parler produit, quitte à vous dire qu'il faut d'abord refaire une gouttière ou rouvrir un soupirail.

Le Sommet de l'Habitat, applicateur adhérent SNAPB
Le traitement

Assécher, retirer, traiter, contrôler

Quatre gestes dans cet ordre. Inverser les deux premiers ne sert à rien.

01

Traiter la cause

Rechercher et supprimer la source d'humidité : fuite, remontée capillaire, ventilation obstruée, terre au contact du bois.

Préalable obligatoire
02

Déposer et assécher

Retirer les bois trop dégradés et les revêtements contaminés, dépiquer les enduits, assécher la maçonnerie.

Selon l'ampleur
03

Traitement fongicide

Application sur les bois conservés et les maçonneries concernées, avec un produit adapté à l'espèce identifiée.

Produit certifié
04

Contrôle

Passage de vérification après séchage complet, et procès-verbal décrivant les zones traitées.

Garantie décennale
Frédéric Rodriguez expliquant la progression de la mérule, dans le reportage Zone Interdite sur M6
Zone Interdite, M6
M6 Zone Interdite
Ils sont venus filmer chez nous

Une de nos mérules est passée dans Zone Interdite

Une équipe de M6 a suivi un de nos chantiers pour un sujet consacré aux maisons attaquées par la mérule. Ils ont filmé le bûchage, le traitement de la maçonnerie et la reprise des bois. Nous n'avons rien mis en scène : c'est un chantier ordinaire pour nous, filmé tel qu'il s'est passé.

Ce que le reportage montre bien, et que nous répétons à chaque visite : au moment où la mérule devient visible dans une pièce, cela fait déjà des mois qu'elle circule dans la maçonnerie. Ce qu'on voit n'est jamais l'étendue réelle.

On y entend aussi ce qui nous ramène le plus de monde au téléphone : une famille qui découvre que son bien, celui dans lequel elle a mis toutes ses économies, est atteint. C'est pour ça que nous répondons par écrit à chaque envoi de photos, même quand il n'y a rien à traiter.

Tourné sur un chantier client, pendant l'intervention. Rien n'est reconstitué, et les applicateurs du reportage sont les nôtres.

Les questions qu'on nous pose

Sur les champignons du bois

Comment reconnaître une mérule ?

Elle commence par un voile blanc cotonneux, puis forme des plaques brun rouille bordées de blanc, et fait éclater le bois en cubes. Les cordons qu'elle développe traversent la maçonnerie et peuvent parcourir plusieurs mètres. En cas de doute, seul un prélèvement identifié en laboratoire donne une certitude.

Y a-t-il vraiment de la mérule en Eure-et-Loir ?

Oui. On l'associe à la Bretagne et à la Normandie, mais nous en traitons ici. Nos archives photo en gardent la trace à Chartres, en cave, en sous-sol et derrière un placard, dans un château du département, et jusqu'à Houdan et Chambourcy dans les Yvelines.

Quelle différence entre mérule, polypore et coniophore ?

La mérule fait des plaques ouatées et des cordons épais qui traversent les murs. Le polypore des caves produit des cordons bruns rampants et s'attaque aux abouts de solives encastrés. Le coniophore forme une croûte brune sur les bois très humides. Les trois provoquent une pourriture cubique mais ne se traitent pas de la même manière.

Faut-il obligatoirement une analyse en laboratoire ?

Pas toujours. Quand la fructification est nette et caractéristique, le constat visuel suffit. Dès qu'il y a le moindre doute sur l'espèce, nous prélevons et nous envoyons au laboratoire. Nous sommes applicateurs, l'identification ne nous appartient pas.

Le traitement suffit-il à régler le problème ?

Non, et c'est le point le plus important. Un champignon lignivore ne s'installe que là où il y a de l'eau. Tant que la source d'humidité n'est pas traitée, il revient. Nous cherchons systématiquement la cause avant de parler produit.

Est-ce dangereux pour la santé ?

Les champignons lignivores s'attaquent au bois, pas aux personnes. Le vrai risque est structurel : une poutre qui perd sa portance. En revanche, l'humidité qui les accompagne favorise aussi les moisissures, qui elles peuvent gêner les personnes sensibles ou asthmatiques.

Ce qui se vérifie

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