Aérogommage et sablage doux du bois et de la pierre
Décaper sans agresser le support. L'aérogommage projette un abrasif naturel à basse pression : la peinture, la lasure et les dépôts partent, le veinage du bois et le grain de la pierre restent intacts.
Aérogommage n'est pas sablage
C'est la question qu'on nous pose le plus, et la confusion coûte cher sur du bâti ancien.
Le sablage
Abrasif dur, forte pression, gros débit. C'est efficace sur de l'acier ou du béton, mais sur du bois il creuse les parties tendres et laisse un relief en vagues. Sur de la pierre tendre, il ouvre le calcin et fragilise durablement la façade.
L'aérogommage
Abrasif tendre, basse pression, faible débit, avec un léger apport d'eau. La couche à retirer part, le support ne bouge pas. Sur une poutre de chêne, le veinage ressort et les marques d'outil réapparaissent. Sur une façade, le joint et la pierre sont respectés.
Le choix de l'abrasif, sa granulométrie et la pression se règlent support par support, parfois pièce par pièce.
Quand un bois doit être à la fois décapé et traité contre les insectes, on décape d'abord. Un bois nu absorbe le produit bien mieux qu'un bois lasuré. L'inverse revient à traiter la peinture.
Ce que nous décapons
- Charpentes et poutres apparentes
- Colombages et pans de bois
- Volets, portes et menuiseries
- Façades en pierre et en brique
- Ferronneries, jantes, pièces mécaniques
- Carrosseries anciennes et mobilier
Faites glisser le curseur
Deux chantiers, deux supports que tout oppose, la même machine et le même principe. Les photos sont les nôtres, prises au même endroit avant et après.





Ce qui fait durer un bois décapé
L'aérogommage remet le support à nu. Ce qu'on en fait dans les semaines qui suivent décide de sa tenue pour dix ans.
Appliquez une finition dans le mois
Un bois nu absorbe l'humidité de l'air et grise en quelques semaines. Huile, lasure ou saturateur selon l'exposition, mais ne laissez pas passer l'hiver.
Profitez-en pour traiter
Un bois décapé absorbe le produit de préservation bien mieux qu'un bois lasuré. Si la charpente doit être traitée contre les insectes, c'est le moment, jamais l'inverse.
Ventilez pendant le séchage
Sur un aérogommage humide en intérieur, laissez respirer la pièce plusieurs jours avant toute finition. Un support encore chargé en eau fait cloquer n'importe quel produit.
Vérifiez les points d'eau avant
Décaper une façade dont la gouttière fuit ne sert à rien, la trace revient au premier hiver. On regarde toujours d'où vient l'eau avant de sortir la machine.
Comptez cinq à sept ans sur les volets
Un volet exposé plein sud reprend plus vite qu'un volet nord. Un contrôle annuel et une reprise de finition avant craquelure évitent un nouveau décapage complet.
Faites un essai avant de tout lancer
Sur un support ancien ou fragile, nous testons systématiquement l'abrasif et la pression sur une zone d'un demi-mètre carré. C'est ce qui garantit qu'on ne creusera pas le bois.
Du repérage au nettoyage final
Le devis se fait sur place : la surface développée d'une charpente ne se devine pas sur photo.
Repérage
Nous venons voir le support, l'état de la couche à retirer et les accès. Un essai sur une petite zone valide l'abrasif.
Protection
Bâchage des sols, des menuiseries et des zones sensibles. En intérieur, isolement de la pièce.
Aérogommage
Passage complet, pression et granulométrie ajustées au support. Reprise manuelle sur les zones délicates.
Aspiration et finition
Ramassage de l'abrasif, dépoussiérage. Le bois est alors prêt pour un traitement ou une finition.
Le décapage en cours, à basse pression
La buse tourne à quelques centimètres du bois et projette un abrasif doux avec très peu d'air. La finition part, la fibre reste fermée : c'est toute la différence avec un sablage, qui creuse le bois tendre et laisse une surface qui boira l'eau.
Sur du bâti ancien, cette nuance décide de la durée de vie de la pièce. Un colombage sablé se regrise en deux hivers, un colombage aérogommé tient bien plus longtemps.
Nous travaillons de la même façon sur la pierre, la brique et les ferronneries, en changeant l'abrasif et la pression.
Une de nos mérules est passée dans Zone Interdite
Une équipe de M6 a suivi un de nos chantiers pour un sujet consacré aux maisons attaquées par la mérule. Ils ont filmé le bûchage, le traitement de la maçonnerie et la reprise des bois. Nous n'avons rien mis en scène : c'est un chantier ordinaire pour nous, filmé tel qu'il s'est passé.
Ce que le reportage montre bien, et que nous répétons à chaque visite : au moment où la mérule devient visible dans une pièce, cela fait déjà des mois qu'elle circule dans la maçonnerie. Ce qu'on voit n'est jamais l'étendue réelle.
On y entend aussi ce qui nous ramène le plus de monde au téléphone : une famille qui découvre que son bien, celui dans lequel elle a mis toutes ses économies, est atteint. C'est pour ça que nous répondons par écrit à chaque envoi de photos, même quand il n'y a rien à traiter.
Tourné sur un chantier client, pendant l'intervention. Rien n'est reconstitué, et les applicateurs du reportage sont les nôtres.
Sur l'aérogommage
Quelle différence entre aérogommage et sablage ?
Le sablage projette un abrasif dur à forte pression et attaque le support. L'aérogommage travaille à basse pression avec un abrasif tendre et un léger apport d'eau. Il nettoie sans creuser le bois ni ouvrir la pierre. Sur du bâti ancien, c'est la seule méthode que nous employons.
Est-ce que ça abîme le bois ?
Non, si la pression et l'abrasif sont bien choisis. Le veinage ressort et le bois garde son relief d'origine. Sur des poutres de chêne anciennes, l'aérogommage révèle souvent des marques d'outils que la peinture cachait depuis un siècle.
Peut-on aérogommer avant un traitement insecticide ?
C'est même l'ordre à respecter. Un bois décapé absorbe beaucoup mieux le produit de traitement qu'un bois couvert de peinture ou de lasure. Quand nous faisons les deux, nous enchaînons les deux chantiers.
Quels supports traitez-vous ?
Charpentes et poutres apparentes, volets et menuiseries, façades en pierre ou en brique, ferronneries, escaliers, mobilier et pièces mécaniques. Nous adaptons l'abrasif et la pression au support, ce n'est jamais le même réglage.
Est-ce salissant ?
Beaucoup moins qu'un sablage classique. Nous bâchons les zones sensibles et l'abrasif se ramasse à l'aspirateur. En intérieur, sur une charpente apparente, le chantier reste propre.











