Le bâti local
Le Hurepoix, la meulière et les sous-sols semi-enterrés
L'Essonne, c'est d'abord la meulière. Cette pierre poreuse, omniprésente dans les pavillons de la première moitié du vingtième siècle, absorbe l'eau et la garde. Quand un sous-sol semi-enterré en meulière n'est pas ventilé, l'humidité s'installe pour de bon.
Notre chantier de Limours en est l'illustration exacte : une cave dont la ventilation avait été condamnée, et un mycélium qui rayonne en éventails blancs sur toute la maçonnerie, entre les solives. Ce n'est pas une attaque qui démarre, c'est un réseau installé.
Vers Étampes, Dourdan et le sud du département, le bâti redevient rural : fermes du Hurepoix, granges reconverties, charpentes de résineux. On y retrouve le capricorne et la grosse vrillette, souvent associée à une toiture qui fuit depuis longtemps.
Le point commun aux deux moitiés du département : les travaux d'isolation des années soixante-dix et quatre-vingt, faits sans réflexion sur la ventilation. Beaucoup de nos chantiers essonniens commencent par rouvrir ce qui avait été muré.
Le Sommet de l'Habitat, atelier à Soulaires, Eure-et-Loir